Deux profils de bâti dominent très largement le parc de logements à Orange, et ils appellent chacun un bilan thermique différent. D'un côté, les maisons anciennes en pierre du centre-ville, autour du Jonquier, de Nogent, de Fourchevieilles ou de Saint-Clément, avec des murs épais, une bonne inertie, mais souvent des contraintes de façade qui compliquent la pose d'une unité extérieure et des menuiseries d'origine peu étanches. De l'autre, la couronne pavillonnaire construite entre 1960 et 1990, à Argensol, Les Sables ou La Deymarde, avec des murs en parpaing souvent mal isolés, une toiture parfois jamais rénovée et des déperditions plus rapides en cas de forte chaleur ou de mistral. Selon l'INSEE, 51,6 % des résidences principales d'Orange ont été construites avant 1990, dont 35,6 % entre 1946 et 1990 : ces deux profils concernent donc la majorité du parc de logements orangeois, pas des cas isolés. Un calcul de puissance frigorifique en BTU qui ignore cette réalité, en appliquant un ratio générique au mètre carré, aboutit presque mécaniquement à une liaison frigorifique mal dimensionnée pour l'un des deux profils.